DIY – le naalbinding

Passionnés d’histoire (c’est ma formation universitaire il faut dire), nous sommes depuis longtemps attirés par la période viking… C’est d’ailleurs pour cela que notre 1er voyage ensemble – en 2016 – aura été en Suède (à découvrir ici). Au hasard de nos visites, j’avais acheté quelques « outils » et ouvrages pour m’essayer aux techniques, mais je ne me suis penchée sur le sujet que récemment.
Et c’est ainsi que je me découvre une passion pour le naalbinding, cette technique qui n’est ni du tricot ni du crochet, mais plutôt une suite de « noeud » de laine à l’aide d’une aiguille large.

Ma 1ère création : un bonnet au point d’Oslo réalisé avec de la laine islandaise (couleur naturelle).
Ce bonnet a été fait pour un ami qui pratique le combat viking.

Le naalbinding, c’est quoi ?

Alors déjà, c’est un mot danois récent (apparu dans les années 1970)… et il y a donc plein de façons de le retranscrire : naalbinding, nalebinding, nålbindingnålbindning ou naalebinding… De quoi s’y perdre…

Cette technique textile est l’ancêtre du crochet (apparu 1500 ans après) et du tricot (apparu 1000 ans après) : les 1ères traces datent du IVe siècle (retrouvées en Egypte).
Cette technique est cependant différente du crochet puisqu’il faut passer toute la longueur du fil travaillé dans chaque boucle (le crochet permet quant à lui de former des boucles sans qu’il n’y ait de bout libre). Le naalbinding diffère également du tricot car les boucles sont formées au fur et à mesure du travail, alors que le tricot nécessite le travail d’une rangée de mailles sur une aiguille.
D’autre part, comme il faut passer toute la longueur du fil dans chaque boucle, on travaille avec des fils courts… ce qui correspond au résultat artisanal du filage de la laine !

Le naalbinding a été utilisé pendant toute la période viking, du IXe au XIe siècle en Scandinavie, avant que le crochet et le tricot ne soient donc connus. Une des pièces historiques les + connues est la chaussette de Coppergate, retrouvée pendant une excavation dans la région de Coppergate, à York, alors même que cette technique n’était pas utilisée en Angleterre, laissant penser qu’elle a été amenée par les viking.

La « chaussette de Coppergate » importée par les Vikings en Angleterre
Pour en savoir + sur l’histoire du « tricot », consultez ce site !

Le naalbinding, comment ça marche ?

La technique est vraiment très simple !
L’unique difficulté réside, à mon sens, dans le démarrage. Mais si vous avez déjà pratiqué le crochet, on est vraiment sur le même principe.

Je vous en donne la description de Wikipedia car je la trouve « claire » :
Une aiguille plate est suffisante pour créer des textiles avec la méthode de nalebinding basique. Une boucle est formée, et l’aiguille passe à travers cette boucle, entraînant le fil à sa suite qui sera laissé relativement lâche afin de former une nouvelle boucle. l’opération se répète jusqu’à former une chaîne. Il est possible, à la fin du rang, de tourner l’ouvrage et chaque boucle passe à la fois dans ses voisines mais également dans une boucle du rang précédent. L’ouvrage peut également être avancé sans faire de faire demi-tour, formant ainsi des cercles et des tubes nécessaires aux chaussettes, aux mitaines et aux bonnets.
Les boucles de naalbinding se forment sur un doigt (généralement le pouce), ou contre celui-ci. Cette technique ne nécessite pas de finition spéciale, puisque les rangs ne peuvent pas se défaire.
Le degré de complexité des techniques varie en fonction des formes de naalbinding ; il existe 1024 types de points différents. Grâce à eux, il est possible de créer une grande variété de motifs et de textures, et de jouer sur l’élasticité et la densité des points de l’ouvrage. Généralement, la largeur des points est déterminée par la largeur des doigts de la personne qui travaille.

Idéalement, utilisez de la laine filée 100 % laine : en effet, on travaille avec un fil court et il faut très régulièrement rajouter du fil. Afin d’avoir un ouvrage impeccable, le mieux est de faire se rejoindre les 2 fils par une technique de feutrage… technique qui ne fonctionne bien qu’avec de la « vraie » laine…

5 échantillons réalisés avec la même longueur de fil (4,5 mètres) afin de pouvoir comparer leur densité et leur élasticité et aussi la quantité de fil consommé !

Prêt à se lancer ?

Pour s’essayer au naalbinding, il vous faudra donc :
– de la laine (et avec du 100 % laine, c’est encore mieux) ; mes si jolies laines islandaises viennent de l’atelier de Micky, petite entreprise artisanale incroyable qui réalise des teintures naturelles « à l’ancienne » !
– une aiguille à naalbinding (en os ou en bois), mais certains utilisent de simples aiguilles à laine… ou fabriquent la leur en taillant un simple bâton d’esquimau.
– et c’est tout !

Personnellement j’avais acheté en Suède un petit ouvrage anglais / suédois très illustré (et heureusement !). Mais pour me lancer, j’ai aussi regardé pas mal de vidéos ! La majorité est en anglais, mais je vous mets les liens vers des explications en français :
– les tutoriels de Perline la tisserande
– une version « photo » de l’échoppe de Borglinde
– une vidéo d’une québécoise qui montre bien la technique, mais en version pour les gauchers (bien qu’étant gauchère moi-même, j’avoue avoir trouvé + naturel de pratique « comme les droitiers »).

Et une fois que vous aurez fait vos 1ers essais, il y a cette géniale chaîne Youtube + le site correspondant Neulakintaat qui montre, en anglais et en finnois, une multitude de points à tester avec toutes leurs variantes (dont les différents démarrages d’ouvrage possibles). Perso, c’est ma valeur sûre !
Et c’est grâce à cette chaîne que je me suis décidée à faire plusieurs échantillons pour voir de moi-même le rendu des textures.

Après un échantillon en laine acrylique (l’erreur de débutant), j’ai tout de suite enchaîné avec un bonnet au point d’Oslo, certainement le point le + simple à réaliser. Ensuite, j’ai tenté un bonnet au point de Mammen, à peine + difficile à maîtriser mais qui utilise beaucoup + de matière première (et qui est aussi + long à réaliser).
Pour ma 3e création, je pense que je me lancerai dans des chaussettes : il est grand temps de commencer « vraiment » nos costumes vikings !

Ma 2e création : un bonnet au point de Mammen réalisé avec de la laine islandaise (couleur naturelle) ; c’est la 1ère pièce du costume historique de mon Homme

Si jamais tu n’oses pas te lancer pour le fabriquer toi-même, contacte-moi via le blog qu’on puisse en discuter !




Envie de découvrir nos voyages dans les pays du Nord ? C’est ici que cela se passe !

4 commentaires sur « DIY – le naalbinding »

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